J'ai finalement relativement bien dormi à la clinique. On nous a apporté des petits déjeuners. L'état de santé de Chantal a été vérifié. Je me suis excusée auprès du chirurgien pour l'avoir toujours tutoyé... Il ne m'en veut pas, m'embrasse et nous laisse reprendre la route pour rejoindre le groupe parti à Manuel Antonio, sur la côte pacifique.

Il y a 5 à 6 heures de route. Notre chauffeur me fait la causette, toujours en espagnol, hein ! Les sujets sont aussi variés que :

- quand êtes-vous arrivés ? quand repartez-vous ? qu'avez-vous visité ? (jusque là, ça va à peu près, sauf que je ne connais plus les conjugaisons au passé ! Donc, je fais des phrases du genre "on arrive il y a une semaine" ! N'empêche que cette expérience m'a ouvert les yeux : on s'en fiche de mal parler, le tout est de se faire comprendre ! Et ça, on devrait le dire à tous les collégiens qui apprennent une langue étrangère. Même s'il est vrai qu'il est plus agréable de bien parler (surtout pour celui avec qui on parle), mais l'important est de parler et d'échanger. Et même en ne parlant pas très bien, j'ai réussi à me faire comprendre et à comprendre. C'est là l'important !

- la voix du chauffeur qui fait des concours de chants et des radio-crochets. Il pousse même la chansonnette dans la voiture, façon Julio Iglesias ! Un vrai concert pour nous !

- l'agriculture et les usines

- la politique

- la religion

- la mer. J'ai même osé demander s'il y avait des poissons qui mangent des hommes, de ce côté de l'Océan Pacifique (cf. paragraphe plus haut). Il me demande : "tiburones ?" ah oui, des requins ! Bon, eh bien, non, il n'y en a pas vraiment... Et il ne s'est pas moqué de moi et de ma question qui manque de vocabulaire. CQFD !

Vous pensez bien que je suis sortie de la voiture épuisée ! Épuisée de toutes ces conversations en espagnol, entre 4 yeux, et personne pour m'aider à comprendre, trouver des réponses, me faire comprendre, argumenter, relancer, etc.

Mais là encore, c'est une bonne expérience.

Et ce chauffeur nous a aussi un peu servi de guide et nous a arrêtés sur un pont pour voir des crocodiles :

DSC_0178

DSC_0171

DSC_0174

Sinon, voilà ce que la route nous a apporté comme paysages :

DSC_0151

DSC_0160

DSC_0164

Vite vite, qu'on arrive à Manuel Antonio, j'ai envie de me doucher et d'aller me baigner dans le Pacifique !